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Marie-thèrèse
Tsalapatanis s'est intéressée à la figure éternelle
et sublime de Don Quichotte, commande d'une sculpture en bronze de plus
de deux mètres pour une école professionnelle à Argenteuil.
Elle est partie de la description du Chevalier à la Triste Figure
telle que la brosse Cervantès au début de son immortel ouvrage,
pour en tirer une série d'images–ébauches, qui peu
à peu se sont décantées: les premières sont
encore figuratives, puis la sculpture s'amenuise, devient filiforme, stylisés,
idée plutôt que forme, et en même temps se densifie
par une tension interne, dans l'allongement. Il n'a plus forme de pied,
de main. On reconnaît un livre, une épée, une tête
perdue très haut. On songe évidemment à Giacometti
mais aussi à Daumier qui donna également vie au personnage.
Mais on reconnaît bien aussi Tsalapatanis dans cette tête
dressée, cet homme debout qui brandit devant l'éternité
un rêve dérisoire et impossible, une folie sans âge
que la réalité brisera. C'est l'esprit de Don Quichotte
que le sculpteur exprime dans ces figurines. |
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